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<< J'ai envie de tromper...
Que faire ? >>
CONSEIL pour ANTICIPER
1. L'importance de règles explicites et utiles...
 
Les limites ont pour seul objectif la protection, la sécurité.
Il faut bien avoir à l'esprit que l'existence explicite de chaque règle n'est que temporaire, afin de viser l'accroissement de l'autonomie et de la responsabilité.
 
Souvent on choisit des règles qui permettent de réduire l'impact de la jalousie -même quand on estime protéger simplement son couple- puisque cette émotion entraine des insécurités affectives, c'est à dire une forme de violence psychologique indirecte.
 
Certes la jalousie a des conséquences néfastes, mais elle a aussi des conséquences bénéfiques quand on sait apprendre à travers des remises en question mutuelles. Donc choisir des règles trop restrictives, qui empêchent l'émergence de pointes de jalousie, c'est se fermer à des possibilités de progression quant à la gestion de son ego. Et sans progression, un couple est voué à mourir à petit feu...
 
Premier conseil : quand on veut s'épanouir au long terme dans sa relation -se sentir mûrir ensemble-, il est donc préférable de ne pas chercher à supprimer toutes les sources potentielles de jalousie via de nombreux interdits. On peut choisir d'y aller en douceur. Progressivement, on allège et supprime des règles.
3 étapes pour savoir comment réagir quand son partenaire dépasse nos limites ?
 
On s'est mis d'accord explicitement mais l'autre trompe une de nos règles communes.
 
Quelles sont les solutions possibles en réaction ?
Pardon ? Sanctions ? Négociations ? Évolution ?
Comment s'adapter en fonction de la faute ou l'erreur commise, en 3 étapes ?
Limites, accords et règles en couple ...
2. Des fautes et/ou des erreurs ?
 
# Les 4 types de tromperie :
 
A) Des erreurs quand la règle était mal comprise (donc mal expliquée), ou qu'elle était sujette a de multiples interprétations.
 
La solution est de pardonner la mauvaise interprétation, d'allier une humilité permettant d'affiner la règle. Comme lorsqu'une Loi laisse une faille, il s'agit de la préciser pour interdire l'utilisation future de cette brèche, sans sanctionner rétrospectivement.
 

B) Mais certain-e-s sont très doué-e-s pour jouer avec les interprétations...
 
C'est plus délicat ici, la personne peut feinter l'ignorance et la niaiserie pour dissimuler l'aspect volontaire de sa démarche. D'ailleurs, une erreur volontaire devient une faute. Pour la personne ayant tendance à faire ainsi, la solution consiste à prendre l'initiative de discuter immédiatement en cas de doutes. Si je sens que je risque peut-être d'abuser, autant anticiper pour réfléchir ensemble comment on va gérer les spécificités de cette nouvelle situation. Cet aspect est fréquent chez les manipulateurs-trices : se référer au point suivant si cette solution d'honnêteté ne porte pas ses fruits quand la personne semble rester dans "sa mauvaise foi".
 

C) Des fautes quand la personne ne comprend pas l'intérêt personnel qu'elle a à respecter la règle.
 
Si la règle choisie a été émise par l'un des partenaires, et que l'autre l'accepte uniquement par défaut, il y a des chances qu'il ne comprenne pas le bénéfice qu'il peut soi-même en tirer, ce qui entrainera une faute un jour ou l'autre.
Première solution : chaque règle doit être au service de chaque partenaire.
Et si ce n'est pas le cas, je peux aussi choisir d'offrir un interdit qui ne concerne que moi pour soulager l'autre.
 
Exemple : Elle peut inviter un homme a dormir chez nous, mais je choisi de m'interdire la réciproque. Il faut que cette restriction émerge de celui qui va la "subir", sinon elle ne sera pas efficace.
 
Deuxième solution en cas de faute : faire réfléchir la personne sur son intérêt à respecter la règle.  C'est à dire la renvoyer à elle même si nous faisions la même faute.
 
Exemple : Elle retrouve un ex et rentre tard sans donner de nouvelles. Alors qu'on avait dit qu'il fallait prévenir sur un horaire de retour. Ici, on peut faire réfléchir l'autre sur : "comment te sentirais-tu si je faisais pareil ?", l'idée étant de le pousser à la cohérence : si je me l'autorise, je dois l'autoriser à l'autre (même si l'autre choisit de ne pas profiter de cette liberté).
Si ça ne lui fait rien, on peut lui demander à quoi sert cette règle hormis l'apaisement de mes émotions : "être au courant de l'heure de retour permet d'organiser son temps en solo, sans rester dans l'ignorance. Sinon je ne peux pas savoir si je fais à manger pour 1 ou pour 2 par exemple."
 

D) Ou pire, quand l'égoïsme de la personne lui fait perdre sa raison au profit de ses seules pulsions, chose qu'elle saura reprocher à l'autre qui ferait de même, quitte à être incohérent-e.
 
La puissance de certaines pulsions fait parfois disparaître toute raison.
Exemple flagrant : pénétration sexuelle sans préservatif avec une personne extérieure au couple.
 
3. Doit-on alors sanctionner un comportement égoïste* ?
 
[*attention à l'énorme nuance entre égoïsme et individualisme. L'individualiste obéit à ses envies et ses besoins sans attaquer l'autre, alors que l'égoïste jouis de ses désirs quitte à aller contre les besoins de l'autre. Si le préservatif avait été bien utilisé, ça n'attaquerai pas l'intégrité physique de l'autre.]
 
Sanctionner, c'est réagir à un comportement enfreignant une règle, avec le but de réparer sa faute ou son erreur. C'est donc déjà le cas pour tous les points précédents.
Pour être efficace, une sanction doit être en rapport, proportionnée et réalisable concrètement.
 
Si l'autre m'a fait du mal psychologiquement, il peut m'offrir quelques plaisirs pour équilibrer la donne. A moi de lui donner des exemples de petits actes plaisants que j'aimerai recevoir pour lui pardonner plus facilement.
Si l'autre a risqué ma sécurité physique, c'est à lui de prendre en charge ma sécurité. Si pas de préservatif, à lui d'aller faire les tests d'iST, et de mettre avec une capote avec moi en attendant.
 
Si malgré les sanctions, la personne reproduit la même faute, il faut conclure que la règle est inutile. Nous devons alors choisir si nous acceptons de poursuivre notre relation sans cette règle, ou si nous préférons stopper cette relation dans l'état actuel.
 
Si je considère que sa faute est beaucoup trop élevée, je vais avoir envie de me venger, ou dans un moindre mal mettre fin à notre relation actuelle.
La vengeance est tout sauf de la sanction. Elle est "bête et méchante", et rajoute de l'huile sur le feu. Elle dégrade la relation en complexifiant les possibilités d'améliorations. Et elle finit très souvent par une rupture, tout en rajoutant des séquelles psychologiques. Donc autant se séparer d'un commun accord ^^
Si je sens que j'ai une attirance qui risque de me pousser à enfreindre une de nos règles communes, je dois impérativement l'exprimer à mon partenaire pour y réfléchir ensemble.
 
Mon partenaire doit comprendre qu'à travers mon expression, je tiens justement à le prendre en compte, à prendre soin de notre relation. Je lui montre donc de l'importance, et il n'est pas inutile de lui rappeler.
 
Si jamais mon partenaire réagit au quart de tour en me jugeant, en me faisant des reproches pour avoir partagé une réalité, en m'accusant d'aller contre lui, il doit être conscient que c'est son comportement qui risque de fermer l'espace d'expression, me laissant ainsi seul-e avec mon dilemme jusqu'à ce que je passe à l'acte si je n'arrive pas à me raisonner.
 
Je partais avec l'idée de renforcer notre lien, et voilà que sa réaction use notre lien...
 
La responsabilité est toujours partagée ;-)
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