Vers une Jalousie Positive
On n'est pas des super-héros non plus !
Liberté, bienveillance et solidarité
 
Même si mes souffrances n'appartiennent qu'à moi, je ne suis pas seul-e !
EXTRAIT GRATUIT du
GUiDE PRATiQUE pour une JALOUSiE CONSTRUCTiVE
La liberté, c'est permettre à l'autre de faire ce que bon lui semble, avec ou sans nous, avec ou sans rendre des comptes, sans que cela entraîne des conséquences de type sanction.
Si je dis à l'autre ''t'es libre de baiser ailleurs, mais moi je serais alors libre de te quitter'', ce n'est pas de la liberté du tout puisque l'autre sera sanctionné. La présence du mot liberté n'implique pas que ça soit forcément de la liberté.
 
Mais sans bienveillance, la liberté entière de l'autre ne permet pas d'entretenir une relation humaine sereine pour une majorité d'entre nous. Puisque oui, parfois, on a besoin du soutien de l'autre pour encaisser un passage difficile de sa vie, un coup de blues, un tracas, la perte d'un ami, la frustration d'une soirée annulée, une dépression … Évidemment, l'idéal serait que chacun puisse gérer ses souffrances tout-e seul-e. Mais nous sommes humain, on a tou-te-s nos séquelles liées à nos peurs d'enfance, … Bref, la faute au psychologique qu'on ne maîtrise que très difficilement (introspection, psychanalyse, hypnose, méditation, spiritualité, ...)
 
La bienveillance, c'est vouloir le bien de l'autre. Donc quand il souffre trop, on prend le temps de l'accompagner dans SA souffrance le temps qu'il aille mieux.
 
Et c'est là que la limite est subjective, et qu'on doit la définir ensemble dans sa relation.
Si je suis tous les soirs en souffrance, je ne peux pas réclamer à l'autre d'être toujours là. Sinon, ça voudrait dire que j'entretiens une relation de dépendance, et non pas une relation d'amour. Puisque ma dépendance enfermerai l'autre pour l'accaparer.
 
Si je suis un souffrance un soir alors que l'autre à prévu une soirée exceptionnelle, je ne peux pas lui demander de l'annuler parce que j'ai un petit coup de blues. Je dois plutôt prendre sur moi et canaliser mes douleurs en trouvant mes propres moyens. Peut-être en discutant au téléphone avec une amie par exemple.
 
Il faut être capable de distinguer les petites des grandes douleurs, et ne pas se laisser piéger dans la spirale du ''toutes mes souffrances sont immenses'', c'est à dire ne pas faire l'hypocondriaque des douleurs psychologiques.
 
En conclusion,
Apprenons à gérer ses souffrances tout-e seul-e lorsqu'elles sont peu importantes, mais on a aussi le droit de compter sur l'autre pour nous accompagner dans les grandes souffrances.